Linfanterie De L

Même plus de cent trente années après le début du conflit, il est délicat pour l'historien de préciser combien d'hommes combattirent pour le Sud. Si les estimations peuvent varier de 600 000 à 1 400 000 combattants, il est plus juste, après avoir épuisé toutes les ressources de la statistique et du calcul — les archives des états n'étant que d'un bien piètre secours en l'occurrence — de considérer que le nombre total de volontaires et de conscrits confédérés s'est élevé, entre 1861 et 1865, à environ 900 000 hommes.

L'enthousiasme des jeunes sudistes

Enthousiastes, lors du premier appel aux volontaires, les jeunes Sudistes se sont précipités vers les compagnies de milices des états. La guerre n'étant prévue que pour quelques semaines, personne ne voulait manquer l'affaire. Lors de la seconde levée, il y eut tellement de volontaires que la Confé

Armement Legion Indo

dération dût renvoyer plus de 200 000 hommes chez eux, faute d'équipement et d'armement.

Les compagnies de volontaires, donc, issues des milices furent les premières à répondre à l'appel du président Davis. Puis, avec l'autorisation donnée par le Congrès de la Confédération de lever des troupes, les états, les villes, les particuliers, même, fournirent au Sud de nombreuses unités qui, bien vite, se regroupèrent en régiments ou en légions.

Une création de toutes pièces

Le premier problème à résoudre par les autorités du Sud fut, malgré le nombre croissant de volontaires, l'organisation totale d'une année. Si le Sud bénéficiait de cadres compétents (la plus grande partie des officiers, et à fortiori, des officiers de valeur, avait rejoint les rangs de la Confédération), il fallait toutefois mettre sur pied toutes les structures nécessaires à la conduite

Ces deux générations présentes sous le même uniforme sont bien représentatives de la fin du conflit. Les derniers volontaires, à la Ileur de l'âge, lancés dans les combats de la dernière chance sont rejoints par les plus vieux, plus acharnés à défendre maintenant leur lopin de terre que les valeurs du Vieux Sud. Si les fusils de nos deux fantassins de l'ultime chance évoquent encore les canons de la modernité, il n'en est plus de même de leurs uniformes, savants mélanges de pièces de diverses provenances, civiles et militaire, aux couleurs grises dépareillées, agrémentées de ButtcmuL

Ce First Lieutenant, démonté, d'un régiment de cavalerie accompagné d'un de ses cavaliers (le Forage Cap à bandeau jaune, à droite) semble bien perdu au milieu des fantassins d'un régiment de volontaires de l'Alabaina (comme en témoigne le drapeau visible en haut).

1. L'uniforme gris des cadels de Wesf Point est bien évidemment à l'origine de ce choix. Le souci de filiation et de légitimité des officiers, comme des officiels du Sud — il sont tous ou presque passés par la célèbre académie — ne pouvait être mieux traduit symboliquement.

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